Monument à la Baie-Sainte-Marie, Nouvelle-Écosse
LES ACADIENS DE CLARE
À l’écoute des requêtes des Acadiens, c’est en juillet 1768 que le lieutenant gouverneur de la Nouvelle-Écosse, Michael Francklin, ordonna l’arpentage d’une grande partie du littoral de la Baie Sainte-Marie qu’il nomma le canton de Clare. Les 62 concessions créées étaient destinées spécifiquement aux familles acadiennes dont plusieurs vivaient aux alentours des forts à Annapolis Royal, Windsor et Halifax.
Ayant échappé à la déportation de 1755, ces familles furent pourchassées par les soldats britanniques. Certaines d’entre elles se réfugièrent au camp l’Espérance sur la rivière Miramichi et au camp de la rivière Ristigouche. Éventuellement elles furent capturées et emprisonnées.
La première famille s’établit dans Clare à l’hiver 1768. Petit à petit d’autres familles s’établiront sur leurs concessions. Elles furent rejointes par quelques Acadiens du Massachussetts où ils avaient été déportés. Des liens de parenté étroits unissaient toutes ces familles fondatrices.
Clare devient le foyer de population acadienne le plus grand et le plus homogène de la Nouvelle-Écosse. Depuis 1836 les Acadiens de Clare jouissent d’une présence presque ininterrompue à l’Assemblée législative de la province.
Source : texte inscrit sur le Monument.
Monument à Saint-Jean-sur-Richelieu, Québec
L’ACADIE
En août 1768, l’arrivée d’Acadiens spoliés de leur terre vient accroitre considérablement le nombre d’habitants dans la future paroisse de Sainte-Margueritede- Blairfindie. L’endroit, qui a connu ses premiers défrichements vers 1750, était appelé Petite-Rivière-de- Montréal, vocable du cours d’eau qui le traverse, soit l’actuelle rivière L’Acadie.
Exilés de Memramcook, Port-Royal, Grand-Pré, et Rivièreaux- Canards, l’errance les mènera d’abord en Nouvelle- Angleterre, puis jusqu’au territoire qu’ils rebaptiseront La Cadie, puis la Nouvelle-Acadie, ensuite la Petite-Cadie et finalement L’Acadie, en mémoire de celle qui leur a été ravie en 1755.
En 1801, les Acadiens en amont de la Petite-Rivière érigent leur église, véritable monument à la pérennité du peuple acadien, qui se dresse encore aujourd’hui sur la presqu’isle offerte par l’Acadien Jacques Hébert, neveu du couple qui a inspiré les héros du roman Jacques et Marie, souvenir d’un peuple dispersé, de Napoléon Bourassa.
Saluons le courage et l’opiniâtreté de ces Babin, Béliveau, Boudreau, Bourg, Brault, Brun, Bourgeois, Cire, Comeau, Clouâtre, Daigle, Doucet, Dugas, Dupuis, Forest Gaudet, Gaudreau, Girouard, Granger, Hébert, Lafaille, Landry, Lanoue, LeBlanc, Lord, Melançon, Michel, Poirier, Richard, Thibault, Thibodeau, Trahan et de tous les autres qui ont fait souche à L’Acadie et dont les descendants prendront les armes durant la guerre de 1812 et les soulèvements patriotes. Célébrons la survivance et la persévérance de ce peuple en ces lieux
Source : texte inscrit sur le Monument.
– photo du 19 octobre 2025 –