Liste des sites des monuments commémoratifs du Grand Dérangement

Monument à Caraquet, Nouveau-Brunswick
CARAQUET

L’arrivée des Acadiens dans le nord-est du Nouveau- Brunswick remonte à 1757. Des centaines de familles, rescapées de la Déportation de 1755 et fuyant la disette du Camp d’Espérance (Miramichi), viennent alors s’installer le long du littoral de Nipisiguit à Néguac, y compris Pokemouche et Caraquet. Dans la baie de Caraquet, ils se joignent à un groupe d’habitants d’origine normande venus dans la région pour y pratiquer la pêche.

En 1761, plusieurs de ces familles sont capturées lors du raid du capitaine Roderick Mackenzie et emprisonnées à Halifax et au fort Cumberland (fort Beauséjour). Ceux qui échappent à ces attaques s’établissent autour de la baie des Chaleurs, notamment à Bonaventure et à Miscou. Par après, plusieurs reviendront s’établir dans leur ancien lieu de refuge.

Au moment où 34 familles de Caraquet reçoivent leurs titres de terre du gouvernement colonial le 19 mars 1784, totalisant 14 500 acres, ce peuplement prend définitivement racine dans la Péninsule acadienne. S’ajouteront à cette colonie des familles acadiennes fuyant le bas de la rivière Saint-Jean après l’arrivée des Loyalistes. C’est ainsi que toute cette région s’inscrira dans la nouvelle Acadie.

Source : texte inscrit sur le Monument.

– photo du 17 juillet 2021 –


Monument à Miquelon, Saint-Pierre et Miquelon, France
LES ACADIENS À MIQUELON

Le traité de Paris en 1763 consacre la perte du Canada par la France. Saint-Pierre et Miquelon, désormais seul territoire français sur le continent, devient terre d’accueil et de transit pour des centaines d’Acadiens.

Dès octobre 1763, plusieurs familles déportées, emprisonnées ou réfugiées, venant de Boston, fort Cumberland (fort Beauséjour), Halifax, l’Île-Saint-Jean, l’Île-Royale et la Ristigouche, viennent s’établir à Miquelon. Cette arrivée massive d’Acadiens inquiète les autorités françaises, qui tentent d’abord de les faire passer en Guyane. En 1767, on ordonne de les déporter en France. Certains évitent ce sort en regagnant l’Acadie. Plusieurs des autres amenés en France reviennent à Miquelon dès 1768.

En 1778 et en 1794, ces malheureux sont à nouveau déportés vers la France, cette fois par les Britanniques qui ont capturé l’archipel. Lors de cette même période, d’importantes migrations se font aussi vers l’Acadie, les Îles-de-la-Madeleine, d’autres régions du Québec et de la Louisiane. Ce n’est qu’en 1816 que le retour final des Acadiens et leurs descendants exilés en France se fait vers Miquelon, marquant la fin du Grand Dérangement. L’identité acadienne est depuis bien vivante à Miquelon.

Source : texte inscrit sur le Monument.

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