Monument à Saint-Basile, Nouveau-Brunswick
MADAWASKA
La fondation d’une colonie acadienne au Madawaska remonte à juillet 1785 avec l’arrivée des premières familles provenant du bas de la rivière Saint-Jean.
En 1755, les établissements acadiens du Saint-Jean deviennent des lieux de refuge et de transit pour les familles fuyant la Déportation. En 1758 et 1759, les Britanniques attaquent et brûlent ces villages, forçant leurs habitants à se réfugier le long du fleuve Saint- Laurent. Au cours des années 1760, plusieurs familles reviennent à ces anciens établissements, mais l’arrivée des Loyalistes, au milieu des années 1780, provoque l’exode de la population acadienne du bas Saint-Jean. Certaines familles vont s’établir le long de la côte est du Nouveau-Brunswick, alors que les autres remontent vers le Madawaska qui avait été témoin de leur passage lors de la Déportation.
Saint-Basile tire ainsi ses racines des événements de 1755. Ses colons estimaient à juste titre que seul l’éloignement pouvait apporter la paix propice au développement de leur pays. Cette nouvelle colonie, enrichie ensuite par l’arrivée de familles canadiennes, développera un caractère unique et formera une des régions les plus dynamiques de l’Acadie contemporaine.
Source : texte inscrit sur le Monument.

– photo du 2 août 2023 –
Monument à Miramichi, Nouveau-Brunswick
LE CAMP D’ESPÉRANCE
Entre 1756 et 1758, quelques milliers d’Acadiens et Acadiennes se réfugient dans la région de Miramichi, principalement à la pointe Wilsons. Propice à la chasse et à la pêche, ce lieu redonne espoir aux familles acadiennes qui le nomment Camp d’Espérance.
En réalité, il a été un véritable enfer pour ces personnes qui fuyaient la Déportation et leur pays soumis à la destruction. En les installant à Miramichi, sous la protection d’une garnison commandée par l’officier canadien Charles Deschamps de Boishébert, l’administration de la Nouvelle-France pensait offrir aux réfugiés un endroit stratégique plus facile à défendre et à approvisionner. Cependant, certains administrateurs corrompus détournent les fonds devant servir à l’achat de vivres pour ces réfugiés.
Abandonnés à eux-mêmes, frappés par la famine et par une épidémie de petite vérole, les réfugiés acadiens du Camp d’Espérance mourront par centaines à l’hiver de 1756–1757. Ce sera l’une des pires pages de l’histoire du Grand Dérangement. Par la suite, les survivants de la Miramichi s’établiront dans les Provinces maritimes, au Québec et en Louisiane.
Source : texte inscrit sur le Monument.