Monument à Saint-Grégoire-de-Bécancour, Québec
SAINT-GRÉGOIRE DE BÉCANCOUR
Après la Déportation, les Acadiens, en trois vagues successives, arrivent et s’établissent dans les seigneuries voisines de Bécancour, Godefroy et Roquetaillade. Ils proviennent de Beaubassin, de Sainte-Anne-des-Pays-Bas et des colonies anglo-américaines.
Entre 1755 et 1758, des centaines d’Acadiens se réfugient au Québec. Dès 1758, certains d’entre eux s’installent sur le territoire de la seigneurie de Bécancour, au sud du lac Saint-Paul. Un deuxième groupe arrive dans la seigneurie Godefroy. D’autres familles acadiennes, déportées le long du littoral américain, rejoignent bientôt amis et familles et développent la seigneurie de Roquetaillade.
Dès 1787, ces trois groupes d’Acadiens réclament un territoire bien à eux qu’ils désignent déjà Sainte-Marguerite ou Godefroy. Lors de l’érection canonique de 1802, le clergé le nomme Saint-Grégoire-le-Grand. En 1965, cette paroisse devient une partie intégrante de la Ville de Bécancour. Les descendants de ces réfugiés acadiens forment une des plus importantes communautés acadiennes au Québec.
Source : texte inscrit sur le Monument.

– Photo du 20 octobre 2025 –
Monument à Houma, Louisiane (États-Unis)
UNE NOUVELLE ACADIE
Plus de 2500 Acadiens s’établirent dans la colonie espagnole de la Louisiane entre 1764 et 1788. Bien que ces Acadiens aient été victimes de la Déportation, aucun d’entre eux n’y fut déporté. Les Acadiens arrivèrent en Louisiane de divers endroits. Le premier groupe, composé de quatre familles déportées en Géorgie en 1755, arriva à la Nouvelle-Orléans en 1764.
D’autres groupes arrivèrent de Halifax (Nouvelle-Écosse) en passant par les Antilles, le premier mené par Joseph Broussard dit Beausoleil. Ils avaient été rejoints dans les Antilles par des déportés venant des colonies américaines.
Entre 1766 et 1770, plus de 600 Acadiens quittèrent le Maryland pour la Louisiane. Le plus grand contingent quitta la France à bord de sept navires en 1785. Ces Acadiens avaient été déportés soit en France en 1758 de l’Île-Saint-Jean (Île-du-Prince-Édouard) ou de l’Île-Royale (île du Cap-Breton), soit en Virginie en 1755 et puis en Angleterre pour aboutir en France en 1763.
Mécontents des conditions en France, plus de 1600 exilés partirent de Nantes, de Saint-Malo et de la Rochelle pour la Louisiane. La plupart des Acadiens reçurent des terres le long des Bayous Têche, Lafourche et Terrebonne. La Louisiane est devenue la Nouvelle Acadie pour un nombre important d’exilés acadiens.
Source : texte inscrit sur le Monument.