Monument à La Petite-Rochelle, Campbellton, Nouveau-Brunswick
LA PETITE-ROCHELLE, SYMBOLE DE LA RÉSISTANCE ACADIENNE
La Petite-Rochelle remonte à 1758. Elle est située à proximité de l’embouchure de la rivière Ristigouche. Lieu de refuge d’Acadiens fuyant les déportations, elle accueille aussi des corsaires. Tenant ferme contre le dénuement et la disette, La Petite-Rochelle comptera près de 900 âmes et quelques 200 habitations.
Au mois de mai 1760, des navires de la Marine française, pourchassés par la Marine britannique, mouillent dans le bassin de la rivière Ristigouche. Lors de la bataille de la Ristigouche (juin-juillet 1760), à laquelle participent des miliciens acadiens et des guerriers mi’gmaq, la flottille française est détruite. La Petite-Rochelle est rasée le 2 juillet 1760. À l’automne 1761, nombre de ses habitants sont conduits en captivité au fort Cumberland et à Halifax.
Parmi les réfugiés de La Petite-Rochelle, plusieurs fondent de nombreux établissements autour de la baie des Chaleurs. D’autres s’installent ailleurs dans la région atlantique et même en France et en Louisiane. Plus tard, des descendants des Acadiens de La Petite-Rochelle s’établissent sur les deux rives de la rivière Ristigouche. Héritiers du courage des aïeux, ils prendront part à la renaissance acadienne.
Source : texte inscrit sur le Monument.
Monument à Saint-Jacques-de-Montcalm, Québec
LANAUDIÈRE, UNE NOUVELLE ACADIE
Dans les années 1760 et 1770, la région de Lanaudière accueille de nombreuses familles acadiennes déracinées pendant le Grand Dérangement. Originaires de Port-Royal, Grand-Pré, Rivière-aux-Canards, directement de l’Acadie, alors que les autres sont revenues d’exil du Massachussetts, du Connecticut ou de France ou elles avaient été déportées en 1755 ou 1758.
Originaires de Grand-Pré, François LeBlanc, son épouse Élisabeth Dugas et leurs enfants sont déportés à Oxford au Massachusetts en 1755. Après 11 ans d’exil, c’est la première famille acadienne dont la résidence est officiellement confirmée à Saint-Jacques.
À l’arrivée des familles acadiennes, la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice s’empresse de les établir le long des rivières Assomption et Achigan. En 1767, le père Jacques DeGeay fait arpenter des terres le long des ruisseaux Saint-Georges et Vacher et les distribue aux vaillants Acadiens.
En 1774, l’Acadien Jean-Baptiste Bro est le premier curé de la nouvelle paroisse Saint-Jacques-de-la-Nouvelle- Acadie. DeGeay et Bro ont été les grands rassembleurs des Acadiens dans la région. Les descendants des familles acadiennes y habitent toujours. La mémoire des ancêtres et la fierté de leurs traditions demeurent très vivantes.
Source : texte inscrit sur le Monument.