MA VIE EN POÉSIE
Par Elijah

Une thérapie choc II
J’ai souvent repensé
A cette fameuse soirée…*
Damien m’a beaucoup fait réfléchir,
A la façon de renouer avec le plaisir.
Cette expérience a fait son chemin,
Grâce aux excentricités du pro du dessin.
Toute la journée, j’ai repensé à cette thérapie…
A cette soirée de dessin qui est prévue tous les lundis.
Tout en préparant le café,
Je voulais lui demander de réessayer…
J’étais trop gêné pour aborder le sujet sans rougir,
J’étais mal à l’aise devant un éventuel malicieux sourire.
Il a tourné autour du pot, m’a posé des questions,
Sur comment, depuis, j’avais vécu cette situation.
Je lui ai avoué que la thérapie fonctionnait,
Qu’il avait bien fait.
Il a proposé de retenter l’expérience,
Avec un nouveau défi dans la balance.
Après avoir réfléchi, j’ai bêtement refusé !
Mais je dois surpasser ma culpabilité… Alors j’ai capitulé !
Damien m’a poussé dans mes retranchements,
Pour mieux me faire voir tous les obstacles présents.
Cela m’a pris un long moment avant d’oser,
Tout en moi était crispé.
De mauvais souvenirs sont remontés en moi,
Il a été rassurant devant mon émoi.
Il m’a encouragé à continuer:
« T’inquiète, ça ne va pas te tuer ! »
J’ai vécu mes émotions sans les fuir,
Toujours à deux doigts de m’évanouir.
Damien m’a ensuite tendu le cahier à dessin
Pour que je puisse sortir l’émotion dont j’étais empreint.
Si je n’avais pas eu confiance,
J’aurais certainement succombé à la défaillance.
Il y a eu un moment où j’ai failli céder à la panique,
Mais, lui, il restait d’un calme olympique.
Il m’a expliqué:
« Pour qu’une thérapie fonctionne, il faut se dépasser ! »
Il faut accepter de se mettre en situation inconfortable,
Pour qu’elle soit d’autant plus profitable !
Le défi était de lui enlever sa chemise volontairement
Et qu’il enlève la mienne en prenant tout son temps.
Une fois assis pour le dessiner,
J’ai couché sur papier toutes mes tensions accumulées.
Damien est, à la fois, le pire thérapeute et le meilleur,
Il m’a fait revivre mes frayeurs.
Ensuite, période d’accalmie…
Pendant laquelle il m’a fraternellement souri.
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* (lire) Une thérapie choc
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