Toujours les mêmes questions

MA VIE EN POÉSIE
par Elijah

Ma vie en poésie

Toujours les mêmes questions
Qui suis-je ?
Où vais-je !

Sous ce nouveau toit
Je me sentirai vraiment chez moi.
Pour l’instant, il n’y a que l’espace vide et les murs blancs
Le décorer et le meubler demandera du temps.

Je vis seul dans mes pensées
Souvent dans le silence une partie de la journée.
Mes nuits sont, quant à elles, remplies
De rêves silencieux non définis.

J’entends les rumeurs de Paris…
Elles sont différentes, ici.
Le quartier est beaucoup plus chic
Que celui où j’habitais en Amérique.

Une routine matinale rythme mon quotidien
Je m’y enferme pour mon bien.
C’est une soupape de sécurité
Pour m’éviter de trop penser.

Depuis mon arrivée, Savannah me tourne autour
Je lui ai avoué la vérité sans détours.
Elle a répondu : alors soyons bons amis !
J’ai acquiescé soulagé et je lui ai bravement souri.

Nous avons ainsi marchandé
Les termes précis d’une respectable amitié.
Nous avons beaucoup discuté de mes goûts
Pour le futur lieu décoré et des éventuels coûts.

Elle sera rémunérée comme si c’était un emploi
Elle m’a regardé et m’a dit : n’importe quoi !
Je lui ai présenté posément mes conditions,
Puis elle a réfléchi avec Damien à ma proposition.

Elle m’a texté sa réponse monologue
Quelques minutes après notre dialogue.
Je ne risque pas d’avoir une maison de poupées
Car il y aura un cahier des charges à respecter.

Damien semble satisfait de cette situation
Pour le moins claire et sans complications.
Elle apprendra à se débrouiller
Du haut de ses dix-sept printemps et étés.

J’ai confiance en son jugement
Car j’ai vu son loft-appartement.
Elle a un double de mes clés et pourra librement entrer
Entre midi et vingt heures en soirée.

Tous les jours, je vais dans un café
Où je reste coincé dans mes souvenirs passés.
J’ai rempli toutes les formalités administratives,
Et je n’ai plus qu’à attendre des réponses définitives.

J’arpente la ville lumière, je découvre de nouveaux lieux
Et je me sens un peu mieux.
Il y a des blessures en moi qui se sont creusées
Et je sais qu’il y a des vides qui ne seront jamais comblés.

Le jogging matinal rythme donc mon quotidien,
J’épuise le corps et l’esprit dès neuf heures du matin.
En ce moment, je suis devant un expresso,
Et je me sens tellement con avec ce stylo.

J’écris un journal pour m’exorciser,
Sortir le bon et le mauvais sur papier.
Ainsi, dans un silence volontaire jusqu’à midi,
Quotidiennement, je cherche un sens à ma vie.

Qui suis-je ?
Où vais-je !

Poème suivant

Je rumine ma vie

Poèmes précédents

Perdu
Secouru