TRANCHE DE VIE – 13 JUIN 2023 –
Laurent a récupéré son drone (en fait, c’est un neuf). Il l’avait crashé au début du mois de juin ! (Alors que nous débutions le tournage du 3e documentaire). Par chance, nous avions une assurance en cas de bris. La réparation coûtait plus chère que la franchise pour en avoir un nouveau, alors Laurent a un nouveau drone ces derniers jours (même modèle que l’autre). Je lui ai interdit de s’en servir avant de partir (nous partons le 3 juillet) car le drone est nécessaire à la prise de vue pour le tournage au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse (pas de drone = pas de voyage). J’ai trop peur de perdre à nouveau le drone avant le départ.
Aujourd’hui, il l’a essayé dans la cour arrière de la maison, histoire de récupérer ses facultés de pilote de drone certifié. Il a passé l’examen de pilote de drone de Transport Canada, l’année dernière, alors il peut piloter un drone entre 250 g et 25 kg.


Il a été surpris par la pluie (arrivée sans préavis). Il est venu sous le gazebo où je travaillais.

Pour ceux qui se demandent pourquoi les fleurs (les pissenlit et les marguerites) sur le terrain alors qu’habituellement le gazon est toujours tondu à ras, c’est parce que nous faisons pousser les fleurs sauvages pour les abeilles. Au mois de mai et juin, nous leur donnons un peu de fleurs à butiner car les autres fleurs sont longues à venir après l’hiver. (Le muguet fleuri seulement le 1er juin, chez nous). Cette année, l’hiver s’est étiré en longueur. Il y avait encore de la neige en avril et il a fait très froid en mai. Bizarrement, cette année, on n’a pas eu d’abeilles, ni de guêpes, ni de bourdons… C’est plutôt inquiétant cette absence remarquée des petits butineurs.
Dans notre voisinage, nous sommes à peu près les seuls à ne pas faire traiter notre gazon avec des produits (hautement) chimiques et nocifs (ici, c’est le culte du gazon parfait, ultra vert, ultra uniforme), alors nous avions chaque année, en mai, toute une variété d’insectes sur notre terrain. Mais cette année… rien de rien ! Par contre, on a beaucoup d’oiseaux qui viennent s’abreuver dans notre bassin de jardin qui se trouve derrière la piscine.
Cette année, je me suis découvert une passion pour les succulentes que je cultive en intérieur. J’en ai plusieurs variétés que je multiplie (d’ailleurs, je vais manquer d’espace bientôt). Ça pousse hyper bien (hyper vite). Ça ne demande pas beaucoup d’eau (parce que j’oublie toujours d’arroser les plantes). Ça repousse à partir d’une seule feuille. J’ai beaucoup plus de succès avec les succulentes qu’avec mes « dragon fruit » que je fais pousser depuis plus de 6 ans et qui ne m’ont pas encore donné un seul fruit ! Idem pour mes arbres à fruits… si je devais attendre après eux pour me nourrir, je serais morte de faim depuis longtemps ! J’admire vraiment ceux qui font pousser fruits et légumes dans un potager et qui ont le pouce vert.



Donc, pour en revenir au sujet du jour: nous nous préparons pour notre départ du 3 juillet. Nous espérons que les feux de forêt de la Nouvelle-Écosse seront tous éteints en juillet. Laurent a toujours craint nos grands espaces verts (nos forêts denses) qui s’étendent sur des millions de km carré et qu’il faut traverser pour rejoindre l’autre ville ou l’autre village et qui sont distancés entre eux de plus de 100 km. Pour un Français d’origine, c’est un peu effrayant. Pour nous, c’est normal que la prochaine station service se trouve à plus de 100 km plus loin. Hier, nous sommes allés à Trois-Rivières juste pour aller magasiner. On a fait 120 km de voiture pour y aller (par l’autoroute). Arrivés sur place, on n’a pas trouvé ce qu’on cherchait. Nous sommes revenus par le Chemin du Roy (la route 138) qui longe le fleuve (en passant par tous les petits villages). C’est là que nous nous sommes arrêtés au Moulin de la Chevrotière que Laurent ne connaissait pas. Nous sommes partis vers 10h30 et nous sommes revenus à 18h00. Nous nous sommes arrêtés partout (haltes, quais, lieux historiques, etc.) Il faisait beau et chaud. C’était une journée typique où l’on roule des centaines de kilomètres, juste pour le plaisir. Au début, ça le rendait fou de faire autant de route pour atteindre l’autre ville, maintenant il aime ça.
Pour info: Le Chemin du Roy est la première route carrossable construite pour relier les villes de Québec et Montréal. Cette route débute au coeur du Vieux-Québec, passe par le Vieux-Cap-Rouge, Saint-Augustin-de-Desmaures, Portneuf et de nombreux villages, et se termine à Montréal. Laurent souhaite faire éventuellement un podcast pour montrer ce chemin historique d’une grande beauté. Il y a encore des maisons qui datent de la Colonie française (certaines ont été bâties dans les années 1700) et qui ont appartenu aux Seigneurs de l’époque qui se partageaient le territoire. Plusieurs chapelles sont de petits trésors architecturaux.
A suivre…