Un brin d’histoire
Le Chemin du Roy est la première route construite en Nouvelle-France reliant plusieurs municipalités. Elle est la plus longue route construite en Amérique du Nord sur une si grande distance et ce, dès le début de sa construction dans les années 1660, jusqu’à plus de cent ans après le début de sa construction. Le premier tronçon est ouvert dans les années 1660 et relie Cap Tourmente sur la Côte-de-Beaupré à Cap-Rouge (à l’ouest de Québec; en passant par le Vieux-Québec).

En 1999 elle est officiellement signalée comme étant l’une des principales routes touristiques du Québec. Elle traverse les régions touristiques de la Capitale-Nationale (dont la Côte-de-Beaupré), les régions de Mauricie et de Lanaudière. Elle longe la rive nord du fleuve Saint-Laurent, entre Montréal et Québec, en passant par Trois-Rivières. Elle s’étend en grande partie sur le tracé de l’ancienne route historique qui correspond aujourd’hui peu ou prou à l’actuelle route 138. Cette route touristique est balisée par des panneaux d’accueil, des panneaux de signalisation (bleus) et des panneaux d’interprétation.
Municipalités traversées par le Chemin du Roy
Montréal, Repentigny, Saint-Sulpice, L’Assomption, Lavaltrie, Lanoraie, Sainte-Geneviève-de-Berthier, Berthierville, Saint-Cuthbert, Saint-Barthélemy, Maskinongé, Louiseville, Yamachiche, Trois-Rivières, Champlain, Batiscan, Sainte-Anne-de-la-Pérade, Deschambault-Grondines, Portneuf, Cap-Santé, Donnacona, Neuville, Saint-Augustin-de-Desmaures, Cap-Rouge (qui a été annexé à Québec au fil du temps).
La première route en Nouvelle-France
Le Chemin du Roy fut la première route carrossable construite pour relier les villes de Québec, Trois-Rivières et Montréal, en Nouvelle-France. Le premier tronçon reliant Cap Tourmente (à l’Est de Sainte-Anne-de-Beaupré) à Cap-Rouge à l’ouest de Québec est ouvert dans les années 1660. En 1706, le Conseil souverain de la Nouvelle-France prend la décision de construire une route qui longe le fleuve Saint-Laurent, là où se trouvent les habitations. Grâce à ses « corvées du Roy », le grand voyer Eustache Lanouiller de Boisclerc peut entreprendre les travaux en 1731. Au terme du chantier, en 1737, le Chemin du Roy fait 7,4 mètres de largeur et s’étire sur 280 kilomètres, à travers 37 seigneuries, où vivaient la majorité des habitants de la Nouvelle-France, de Cap Tourmente au Vieux-Montréal en passant par le Vieux-Québec.
Dans les années 1730, le Chemin du Roy est la plus longue route aménagée au nord du Rio Grande. À cheval, le trajet Montréal-Québec durait de quatre à six jours, selon les conditions.
Un effort pour la mettre en valeur
La route touristique du Chemin du Roy existe officiellement depuis 1999. Cette année-là, Tourisme Québec mettait en œuvre son nouveau programme gouvernemental de signalisation des routes et des circuits touristiques dont l’objectif principal est d’améliorer l’expérience touristique des visiteurs par la mise en valeur des paysages, attraits et activités situés le long de la route. La signalisation de la route du Chemin du Roy avait fait l’objet d’un projet pilote de 1996 à 1999 dans le secteur de Portneuf. Depuis 1999, l’itinéraire définitif est signalisé sur toute sa longueur, au travers des trois régions touristiques (qui sont la région de Québec, de la Mauricie et de Lanaudière).

En 1967, elle portait déjà ce nom lors de la visite officielle au Québec de Charles de Gaulle, président de la République française. Dans un discours du 23 novembre 1967, il dit: «De Québec jusqu’à Montréal sur les 250 kilomètres de la route longeant le Saint-Laurent et que les Français canadiens appellent « le Chemin du Roy » parce que jadis pendant des générations leurs pères avaient espéré qu’un jour un chef de l’État français viendrait à la parcourir, des millions d’hommes, de femmes, d’enfants, s’étaient rassemblés pour crier passionnément « Vive la France » et ces millions arboraient des centaines et des centaines de milliers de drapeaux tricolores et de drapeaux du Québec à l’exclusion presque totale de tout autre emblème».