Tout un monde

Cadavre exquis (c) Le Petit Monde, 2012

Auteurs: HC, Sousceyrac, Elijah, Bernard, Damien, BB-Rose, Brigitte, Catherine, Yeiazel, Khim

 

Le Petit Monde, toujours immuable sur Internet, entretenait l’amitié des uns et des autres avec autant de simplicité. Cette simplicité avait quelque chose de miraculeux. A l’heure de la mondialisation, où tout devait aller vite pour plus de productivité et de rentabilité, il y avait un monde qui résistait à cette tourmente, qui prenait le temps de vivre par la poésie, les jeux d’écriture, les contes, etc. Le Petit Monde était un lieu de repos, un lieu de vacances, un lieu de réjouissance. Chaque bloggeur avait son histoire et chacun se plaisait à y venir pour prendre des nouvelles des uns et des autres, pour suivre l’évolution de l’actualité propre aux Petitmondistes. Il y avait « libre cours » des arts en cet endroit reculé de la blogosphère toujours en effervescence. Il y avait aussi « libre cours » aux fantasmes partagés et encouragés, aux rêves et aux expériences qui avaient une consonance philosophique, religieuse et, parfois, mystique. Le Petit Monde était un microcosme pas comme les autres.
Les uns y exposaient leurs oeuvres, en les commentant avec amour, d’autres y racontaient les sentiments ou tout simplement les émotions que telle ou telle visite, voire tel ou tel événement, avaient suscités en eux. Bien que ce fut un espace virtuel, avec quelques exceptions, il s’en dégageait toujours un parfum de poésie. Des histoires de famille y étaient confiées, des histoires sentimentales aussi, recueillant l’intérêt des autres participants, parfois leur amusement. Des poèmes osés, suggestifs, écrits parfois par les plus calmes, pimentaient souvent le cours tranquille de cette vie douillette. L’on était alors surpris de voir les uns ou les autres exprimer des sensations aussi inattendues. C’est alors qu’un événement imprévisible autant que soudain perturba le calme alignement de ces doux échanges épistolaires, comme un coup de vent, un soir d’été où l’on s’est laissé surprendre par l’approche de l’orage, s’engouffre par la fenêtre ouverte et vient faire voler les feuillets que l’on avait tranquillement écrits et qui attendaient, en ordre, soit d’être rangés, soit d’être envoyés à leur destinataire…
L’évènement surprit tout le monde. L’un des leurs se mit à participer à leurs échanges, secouant toutes leurs convictions personnelles. L’histoire qui lui fit ouvrir la bouche, pour l’une des rares fois, ne se raconte pas. C’est une histoire moche, cauchemardesque, qui ne mérite pas qu’ont s’en souvienne. Elle avait été l’élément déclencheur. Il s’était ouvert, après un long moment de silence. Le temps était venu de leur parler. Plusieurs en avaient été bouleversés. Personne ne s’y attendait. Il est toujours difficile de se confier à des gens de l’espace virtuel. Les poésies avaient eu une autre saveur après cela. Cet évènement aussi soudain qu’inattendu remonte aujourd’hui à 2010… À des années-lumière, quoi ! Tant de choses s’étaient passées depuis cet évènement. Des poèmes osés, suggestifs, écrits avec une plume fantasmagorique avaient incités les plus timides à oser les mots et les images. Certains étaient passés maîtres dans l’art de la suggestion par la prose. Ils envahissaient le subconscient des gens de cette vie douillette de jeux en tout genre qui dépassaient parfois le monde virtuel.
Il se sentait mieux, de mieux en mieux. Il se surprenait néanmoins de temps en temps à regarder par dessus de son épaule, il ne pouvait s’en empêcher mais espérait que cela viendrait tout doucement. Il est très courageux et prend bien en main sa vie matérielle, il va de l’avant pour être libre, ses amis par leurs interventions le confortent et l’encouragent sans faire pression sur lui par des conseils inutiles, ils le savent. Son questionnement est perpétuel, c’est cela qui l’inquiète le plus,  c’est normal mais il ne le sait pas, c’est difficile, a-t-il fait le bon choix ?, il le pense… il en est certain, oui certain. Difficile pour un homme ou une femme de changer de cap, de retrouver la liberté, une vie normale après avoir été conditionné à l’obéissance pendant des années. Il le fait avec force et énergie, ses amis sont admiratifs mais lui ne s’en rend pas bien compte. Droit devant, telle est sa devise, il ne sait pas ce que sera sa vie future, mais il sait ce qu’elle ne sera pas.
Il avait définitivement changé de cap et c’était pour le mieux. Il avait trouvé une liberté nouvelle par ce changement. Après des années d’obéissance, il avait fait son choix. Tous ses amis admiraient son courage. Ils lui avaient donné de bons conseils. Quand il regardait par-dessus son épaule, c’était pour se rendre compte du chemin parcourru. C’était parfois nécessaire quand il doutait, car le doute était toujours là, sournois, prêt à ronger comme une gangrène malheureuse. Par chance, il était bien entouré de ses amis et avait un caractère stable et il savait qu’il avait fait le bon choix. Sa vie en avait été que plus enrichissante depuis. Un tel changement survient toujours à un moment difficile, souvent quand une crise fait rage. Quand on dépasse le point de non-retour, il y a nécessairement des déchirrures. L’être humain est fait de limites. Aller au-delà, c’est risquer le déséquilibre. Il le savait. Il avait changé de cap avant qu’il ne soit trop tard. Il avait eu ce courage. Il avait recommencé à vivre, ailleurs, dans un milieu favorable à son épanouissement personnel et professionnel. Pour ses amis, il était devenu un exemple de courage.
Courageux était le qualificatif qui revenait le plus souvent quand on parlait de cet homme qui avait radicalement changé de cap. Ses amis n’avaient de cesse de l’admirer pour cela. Son épanouissement personnel et professionnel faisaient plaisir à voir. On constatait une évolution chez lui depuis qu’il avait quitté son monde d’obéissance pour ce monde de liberté où tout était désormais permis. Il avait parcouru un long chemin depuis qu’il avait tout quitté. Ce changement était nécessaire pour son équilibre. Il pouvait désormais regarder droit devant et apprécier les possibilités. Il menait d’ailleurs sa vie comme il l’entendait. Sa stabilité l’avait empêché de sombrer dans l’excès. Ses amis l’admiraient aussi pour cette raison. Cet homme avait de grandes qualités et ses amis le savaient. Il livrait parfois ses souvenirs. Tous l’écoutaient. C’était sa façon de regarder par-dessus son épaule et de constater le chemin parcourru. Quel courage il avait eu de tout quitter !
Il savait qu’il ne retournerait jamais dans son ancien monde d’obéissance. Ce changement de cap radical avait provoqué plusieurs bouleversements dans sa vie, mais ce nouveau monde de liberté était tellement plus enrichissant et stimulant. Tout quitter était, selon lui, la meilleure décision de sa vie, et ses amis étaient aussi de cet avis puisqu’ils voyaient à quel point il était épanoui et heureux. Même si les souvenirs refaisaient parfois surface, les possibilités s’ouvrant à lui le motivaient à avancer avec confiance. Connaissant sa stabilité et ses grandes qualités, nul ne doutait que cet homme courageux parviendrait à se rebâtir une vie douillette, et il était bien parti… Lorsqu’on lui demandait ce qu’il aimait par dessus tout de sa nouvelle vie, il répondait sans la moindre hésitation que c’était d’avoir trouvé l’amour d’une merveilleuse déesse. Tous étaient heureux pour lui et l’admiraient d’avoir tout quitter pour foncer courageusement vers l’inconnu!
Il n’était pas le seul à avoir quitté son monde d’obéissance pour une vie sentimentale. Ils étaient trois et ils formaient un trio relié par leur passé commun. Ils avaient connu l’obéissance et la stricte observance de la discipline personnelle; celle qui oblige l’homme à renier une partie de lui-même. La décision d’entrer dans ce monde de vierges et d’eunuques leur appartenait. Elle avait probablement été difficile à prendre. La décision d’en sortir les avait tous bouleversés. Aucun d’entre eux ne regrettait leur expérience religieuse. Ils avaient été… et, désormais, ils seraient autrement. Le changement de cap radical les rendait uniques en soi. Ce monde de liberté les avait révélé sous un jour nouveau. Deux d’entre eux s’étaient mariés et avaient eu des enfants. Le petit dernier était fiancé et en bonne voie de prendre épouse. Ils avaient trouvé l’amour. Un amour unique en soi. Leurs amis avaient partagé leur peine et leur souffrance de « l’avant ». Ils avaient été là lors des changements du « pendant ». Ils avaient été là pour les réjouissances de « l’après ». Le groupe les soutenait depuis le début.
Le groupe avait été témoin de leur changement. Ces trois hommes qui avaient bifurqué au carrefour de la vie n’étaient plus moine ni prêtres. Ils étaient néanmoins unis par un puissant sentiment fraternel. Ils se comprenaient. Ils avaient trouvé l’amour et vivaient des jours paisibles dans leur nouvelle vie. La vie de famille les comblait. Le bonheur de voir grandir les enfants était immense. Ils réalisaient la chance qu’ils avaient. A leurs yeux, c’était un miracle. Le miracle de la vie. Le miracle auquel ce trio avait renoncé à l’aube de la vingtaine. Ils avaient vécu entre dix-sept et vingt-cinq ans dans un autre monde. Leurs histoires, bien que différentes, avaient créé en eux les même grandes tensions psychologiques. L’être intérieur avait été fragilisé par ces tensions qui perduraient dans le silence. Pour leur salut, il leur fallait renoncer à poursuivre car cette voie les menait droit à l’implosion.  Longtemps auparavant, des choix avaient été faits. Ils avaient été assumés aussi longtemps qu’ils avaient pu l’être. Maintenant, d’autres choix s’imposaient. Leurs amis, témoins et confidents, comprenaient. Ils avaient été là aux moments importants de leur cheminement vers la liberté. Aujourd’hui, ils se réjouissaient tous de leur bonheur.
Ces trois hommes, ces trois frères,  avaient vécu de longues années dans un autre monde. Ce monde de paix et de lumière un jour avait basculé. Cataclysme ? Cauchemar ? Incompréhension ? Certes est que leurs histoires, leurs souffrances silencieuses, si semblables et si différentes à la fois, les avaient ramenés à un point de non retour, limite de l’implosion.  Alors ils ont bifurqué au carrefour de la vie, en assumant de nouveaux choix. Cela n’avait pas été facile. Comment dissocier amour de Dieu et pouvoir destructif des hommes, si finement, si puissamment entresoudés… Heureusement ils avaient trouvé la force de faire la part des choses. Brusquement, ils n’étaient plus moine ni prêtre, mais des hommes entourés de leurs amis, témoins et confidents.  Ils pouvaient vivre enfin, en respirant à pleins poumons les bonheurs simples de la vie. Ils s’étaient mariés  et sous leurs toits des enfants jouaient et grandissaient sagement. Ils écrivaient des poèmes et leurs amis les aimaient très très fort.
L’amitié, l’amour et le respect des uns et des autres étaient donc au coeur de ce petit monde où il faisait bon vivre… Même l’hiver y était doux. Les saisons se poursuivaient depuis 2008 au gré des changements et des évolutions chez les douillettistes. Ceux qui n’y avaient pas trouvé refuge étaient rares. Ceux qui n’aimaient pas l’amitié, ni l’amour, ni le respect des autres, passaient leur chemin, malheureusement après avoir craché leur venin. Or, la zizanie n’est pas une bonne graine. Elle ne pousse qu’en territoires hostiles. Le calme et la paix étaient vite revenus après le passage du serpent à sornettes. Monsieur Météo annonçait chaque jour, depuis ce dernier fléau, « soleil et arc-en-ciel » sur l’ensemble du territoire de ce petit monde pas comme les autres. Les habitués du bonheur avaient semé des graines et des poèmes avaient donné de bons fruits. Le bonheur simple de la vie virtuelle avait supplanté toutes les complexités relationnelles rencontrées dans le « monde physique ». On y trouvait un frère, une soeur, un cousin, une cousine, un ami, une amie… Nous formions une grande famille.
Une famille où les musiciens côtoyaient les peintres, où les pragmatiques côtoyaient les poètes, où les ignares n’étaient pas considérés de haut par les artistes. Le bon fond d’une personne était toujours reconnu par les autres. Très curieusement, l’arc-en-ciel prévu immanquablement par M. Météo n’était pas éphémère, comme dans le monde réel. Il durait même bien plus longtemps que le mauvais temps qui avait secoué un temps les participants, laissant, pour plusieurs, quelques cicatrices. Mais les nouveaux participants, tout comme les anciens, savaient prendre soin des blessures de ceux qui avaient été le plus exposés. Ils appliquaient avec amour et patience des pansements sur les plaies qui, petit à petit, s’atténuaient. Et cette famille était protégée par celle par qui tout cela était possible, qui veillait sur chacun des membres comme une maman poule sur chacun de ses poussins, vérifiant que tout allait bien pour chacun, réunissant les conditions pour que leurs sentiments, leurs sensibilités, leurs talents s’épanouissent, pour le plus grand bonheur de tous.
Après réflexion, ce petit monde contribuait à faire de nous de meilleures personnes, plus attentives aux autres. L’arc-en-ciel de Monsieur Météo était entretenu avec la bonne humeur contagieuse de certains, plus expressifs et plus démonstratifs que d’autres. Le mauvais temps qui avait secoué certains n’était plus qu’un mauvais souvenir. Les cicatrices se guérissaient bien dans ce monde de compréhension. La charmante maman poule veillait sur ses petits avec une bienveillance continuelle. Il faisait bon d’être de la couvée. On se sentait aimé et protégé des tristes vicissitudes de la vie. Les poussins piaillaient toujours gaiement dans cette grande cours de peintres, d’auteurs, de musiciens et de petits et grands poètes. Les talents s’épanouissaient et fleurissaient dans les jardins secrets. Il y avait aussi toujours de bonnes histoires à lire qui venaient de France. Paris vivait de grands moments avec la famille des anges gardiens. Tous avaient leur place au soleil dans ce monde douillet. Tous se nourissaient de joies quotidiennes. Oui, ce petit monde contribuait à faire de nous de meilleures personnes.
Chaque poussin avait eu un boulet de plomb bien lourd à trainer à la patte, il n’en est plus rien. La douce chaleur de maman poule à ramolli ce métal gris-bleuâtre qui devient liquide tout comme la neige fond au soleil. Liberté, liberté chérie retrouvée tour à tour par les petits oisillons, parfois deux par deux en couples. Cette liberté a apporté avec elle le bonheur. Bonheur pour chaque petit qui grandiront vite  pour devenir maman ou papa poule à leurs tours,  pour  couver d’autres petits oiseaux blessés, avec amour et respect dans un bonheur partagé, Amour avec le grand « A » qui lui convient. Un nid douillet pour chacun et pour tous à la fois. Le petit nid douillet lieu de rencontre de tous ces bonheurs découverts ou retrouvés. Bonheur qui peut faire peur, mais qu’il faut prendre à bras le corps sans arrière pensée.
La liberté chérie donnait des ailes aux poussins ou oisillons. Les boulets avaient été balancés, les chaînes cassées, les blessures refermées et en bonne voie de guérison. Ils avançaient avec légèreté, le bec au vent, les ailes déployées. La douce chaleur et l’Amour étaient toujours à l’oeuvre. Le bonheur se vivait au quotidien avec maman poule. Quelques plumes prenaient le bonheur à bras le corps, composant des vers lyriques, chantant leur joie, s’éclatant dans l’Amour. Les petits grandissaient sous le regard émerveillé des grands. Les oiseaux blessés trouvaient refuge dans un nid duveteux ou sous une aile protectrice. Ainsi se construisait le bonheur.
Générosité, compréhension, etc. De grandes valeurs étaient nécessaires pour donner refuge et construire un rempart d’amour autour de ces oiseaux blessés. Le nid duveteux ou l’aile protectrice fournis exigeaient une grande disponibilité. La douce chaleur et l’Amour étaient des constantes. Nul ne pouvait prévoir l’avenir de ces petits. Seul le présent comptait. Chaque moment de bonheur présent était une victoire sur le passé et une pierre pour bâtir un meilleur avenir à ces petits en détresse. Le bonheur se vivait au quotidien mais il fallait entretenir ce bonheur… et parfois le créer par des petits gestes d’amour. Le bonheur à bras le corps quotidiennement, c’était l’unique solution pour entretenir et créer de beaux moments. Les beaux souvenirs devaient effacer les moins beaux. Il fallait reconstruire pour eux. Par Amour.
Cet amour qui allait un jour guérir les plaies du passé de ces petits oiseaux fragilisés par tant de conflits et de malheurs. Oui, la compréhension, la douceur, la chaleur et l’amour inconditionnel allaient donner place à un doux bonheur tranquille effacerait les mauvais souvenirs. Chaque petit geste d’amour ajoutait peu à peu à ce bonheur si convoité de ces petits en détresse, et leur désarroi s’apaisait lentement grâce à la générosité et aux grandes valeurs de cette aile protectrice toujours disponible. Nul ne savait ce que l’avenir réservait à ces petits oiseaux blessés, mais tous s’entendaient pour dire qu’ils se trouvaient au meilleur endroit possible pour espérer un jour se bâtir un meilleur avenir dans l’amour et le bonheur. Le bonheur du moment présent était déterminant pour l’avenir. Seul le présent comptait…
Ce présent, ils l’espéraient parfait. Les petits oiseaux blessés avaient besoin d’eux. La compréhension, la douceur, la chaleur et l’amour inconditionnel étaient les ingrédients. Pour guérir les détresses du passé, les moments de bonheur se comptabilisaient au présent. En les accumulant, on bâtissait un avenir heureux. Certains oiseaux avaient eu un passé plus malheureux que d’autres. Ils y avaient laissé des plumes. Aujourd’hui, ils se remplumaient sous l’aile protectrice toujours disponible des petits gestes d’amour. Détresse et désarroi étaient destinés à disparaître. Ce sera l’avenir le grand gagnant. Il se méritera toutes les graines semées des beaux moments. La récolte sera grande.
On récolte ce que l’on a semé. On semant aujourd’hui les graines des beaux moments, l’avenir ne pourra qu’être grandiose. Les promesses d’aujourd’hui seront les rêves réalisés de demain. Les oiseaux qui étaient en détresse hier, le sont moins aujourd’hui et le seront encore moins demain. Toutes choses s’améliorent quand les bonnes graines prennent racine dans la compréhension, la douceur, la chaleur et l’amour inconditionnel. Les petits oiseaux blessés guériraient. La guérison était déjà à l’oeuvre aujourd’hui et c’était encourageant. Tous s’en réjouissaient. Vive les gens heureux ! Vive le bonheur !
Coeurs emplis de pensées de gratitude. Pas étonnant, puisqu’on récolte toujours ce que l’on a semé. Dans un terreau fait de compréhension, douceur, chaleur et amour inconditionnel (rajoutons un soupçon d’imprévu et trois brins de fantaisie) , les graines des beaux moments dorment un instant, rêvent de ce qu’ils seront plus tard, puis commencent à prendre vie. Ces graines-promesses, encore en détresse hier, portent en elles la guérison, l’apaisement, le sourire retrouvé: premiers jours d’un avenir des plus heureux. De telles forces sont à notre portée, de si belles valeurs unissent des gens qui se ressemblent, comment ne pas s’en réjouir ?  Vive l’amour et  l’amitié !  Vive le bonheur !
Petit monde et monde satellite, semaient et récoltaient des promesses: promesse d’un avenir plus heureux et promesses réalisées d’un hier rempli de promesses à venir qui fleurissait déjà aujourd’hui. La guérison était en cours et se poursuivait pour certains oiseaux du groupe et certains oiseaux qui gravitaient autour du groupe central. Ils étaient tous inter reliés par ces cultivateurs de bonheur. Les belles valeurs, les coeurs vaillants, pleins de bonnes pensées pour les uns et les autres, contribuaient à entretenir le cocon confortable; le nid n’en était que plus douillet. Le Petit Monde était vraiment un lieu de repos pour certains, un lieu de vacances, un lieu de réjouissance. Chaque bloggeur avait son histoire et chacun se plaisait à y venir pour prendre des nouvelles des uns et des autres, pour suivre l’évolution de l’actualité propre au Petit Monde et aux petits mondes satellites. C’était leur univers ! Le Petit Monde était un microcosme pas comme les autres. Tous ceux qui y nichaient le disaient. Vive le bonheur d’en faire partie !