Je reparticipe au Sketch Atlantique (toujours avec le même sujet) qui se tient en marge du Festival des arts visuels en Atlantique (FAVA). La première fois, j’avais fait l’île aux oiseaux de Pokeshaw. Cette année, j’ai refait l’île à l’encre et aquarelle sur papier aquarelle. Mon encre a bavé (habituellement, je prends de l’encre permanent – j’aurais dû suivre ma première idée). Là, j’ai cru qu’il allait se mélanger et faire des zones d’ombre. Ce n’est pas trop le résultat que j’espérais. Je continue de pratiquer le sujet. Je vais peut-être finir par faire quelque chose d’acceptable. 
Dans mon recueil de poèmes de la Péninsule acadienne, j’avais écrit une poésie sur Pokeshaw. Je vous partage ces quelques vers. Il me manque 12 poésies pour terminer le recueil. J’en ai déjà 13 qui sont écrites. Ce sont des poésies qui parlent de lieux que j’apprécie et des souvenirs de jeunesse.
L’île aux oiseaux
Pokeshaw a toujours été mon lieu préféré,
Avec le temps, le rocher a beaucoup diminué.
Partout, il y avait des oiseaux,
Même flottant, morts, entre deux eaux.
On trouvait toujours une carcasse,
Qu’on regardait en faisant la grimace.
On s’amusait dans l’eau,
Quand il faisait beau et chaud.
Encore aujourd’hui, j’y vais.
J’y retrouve une certaine paix.
Je ne mets plus les pieds dans l’eau,
A cause des panneaux.
La baignade est interdite,
Il y a trop de bactéries sur le site.
J’y vais pour méditer et pour dessiner,
Et je constate toujours la diminution du rocher.
Un jour, il disparaîtra complètement,
Ce sera la perte d’un monument.
Beaucoup de souvenirs y sont rattachés,
C’est un lieu qui a sa propre personnalité.
On y descend en voiture,
Malgré le manque d’infrastructure.
Sinon, on reste du côté du belvédère,
Là où il y a des toilettes ordinaires.
Récemment, on a pris pour habitude
De se faire un café en toute quiétude.
Mon mari et moi regardons le paysage
Avec notre système au butane comme seul bagage.
Il fait voler son drone au-dessus du rocher,
Je le regarde s’amuser.
Je repense à mon enfance à la plage de Pokeshaw
Où, désormais, il n’y a plus un chat.
On réussit tout de même à trouver quelques galets,
Qui, pour nous, ont grand intérêt.
Des jaspes bréchiques rouges avec hématite
Ou avec des veines de quartz ou du granite.
On laisse notre humble contribution
A la petite guérite pas toujours en opération.
C’est un passage obligé
Quand nous sommes de retour dans le comté.