Rien (la suite) ou La Réflexion
L’innocent nouveau-né,
Victime d’un désir de maternité,
Ne peut être sacrifié,
Au nom de l’infidélité.
Je suis pathétiquement rongé,
Par une trop grande culpabilité.
Je ne peux l’abandonner,
Même si elle m’a trompé.
J’assumerai,
Autant que je pourrai,
Ce rôle de paternité,
Selon la maternelle volonté.
Ainsi j’honorerai,
Mes voeux prononcés,
Ma part du marché,
Pour le bien du bébé.
Le petit, je m’en occuperai,
Avec de la bonne volonté,
Mais mon coeur est cassé,
Je ne pourrai jamais oublier.
Je lui ai parlé,
Elle s’est expliquée.
Devant lui, j’ai amèrement pleuré,
Souhaitant le prendre et le bercer.
Elle souhaite être pardonnée,
Mais je ne peux plus m’y fier.
Je suis trop profondément blessé,
Par ce qui est arrivé.
J’aimerais le rencontrer,
Celui qui lui a fait ce bébé,
Pour vérifier l’authenticité,
De l’aventure racontée.
J’aimerais m’assurer,
Que leur histoire est terminée,
Et qu’un deuxième bébé
N’est pas un futur planifié.
A cause de la souffrance ou par lâcheté,
Nous vivrons à proximité,
Dans des apparts séparés,
Jusqu’à ce que mon coeur soit recollé.
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