Jardin secret de HC
Les discussions d’artistes
J’ai malheureusement manqué le vernissage à L’espace contemporain qui accueillait quinze artistes dont deux membres d’ArtZoom. La température n’était pas très clémente mais le souper avait été prévu depuis longtemps et je n’aurais pas aimé l’annuler pour cause de mauvais temps. Depuis hier, nous avons des vents violents qui nous ont contraint, à quatre heures du matin, à sortir pour ramasser les poubelles qui se promenaient toutes seules chez les voisins. Laurent s’est pris le battant du gros bac de recyclage en pleine figure en essayant de le rentrer dans la maison ! Les bourrasques trimballaient tout sur leur passage et j’imagine bien la tête des voisins ce matin quand ils ont trouvé leurs poubelles dans les rues voisines ! Aujourd’hui, les vents n’avaient pas diminué et la neige s’était mise de la partie, rendant le temps incertain. Nous avons donc bravé un peu ce mauvais temps pour ce souper entre artistes.
Ce qu’il y a de bien avec ces soupers entre artistes, c’est d’apprendre à connaître les artistes avec qui on travaille et qui ont des choses pertinentes à raconter sur le milieu artistique. J’ai aimé notre discussion et le temps a passé très vite. Trois heures se sont écoulées sans qu’on s’en rende compte. J’aurais bien volontiers prolongé cette soirée !
Ce qui est regrettable dans ce milieu c’est cette différence marquée entre les arts de la scène et les arts visuels. Les organisateurs d’événements n’hésitent pas à payer les musiciens et les artistes de la scène qui se produisent en spectacle (même les clowns et les animateurs de rue sont payés pour leur performance) alors que les artistes en arts visuels doivent payer pour exposer. Nous sommes plusieurs professionnels à penser qu’il existe une injustice professionnelle dans le fait de « payer pour se faire voir » alors que les artistes en arts visuels « font » l’événement en général (je parle ici des symposiums de peinture). Nous espérons changer les mentalités sur ce point, mais c’est un objectif à long terme. Rien n’est facile dans le milieu et rien ne se fait rapidement. C’est une grosse machine qui a des rouages compliqués et qui ne se déplace pas facilement. Nous sommes plusieurs à faire preuve de bon sens et de volonté pour faire valoir les droits les plus élémentaires des artistes en arts visuels. J’espère que les choses évolueront favorablement pour eux.
Plusieurs projets sont prévus à court et à moyen terme. Il serait néanmoins prématuré d’en parler ici, mais c’est très stimulant de pouvoir discuter avec des artistes qui ont des idées, des projets, des objectifs et qui veulent s’impliquer pour améliorer la condition de vie des artistes en arts visuels.