Poésie 18 ans et + / peut contenir de l’érotisme

Mise en garde: Mon inspiration catherinaire n’engage que moi. Ces trois poèmes font partie de mon hymne à l’amour. C’est une lecture pour adultes seulement. Certains mots ou allusions peuvent heurter un public sensible ou non adulte. Yeux chastes et coeurs purs s’abstenir de lire ! Je ne souhaite pas vous choquer avec mes mots. A la demande générale, je diffuse ma prose ici, mais je débute dans le domaine. Je ne suis pas très confortable avec la poésie… surtout celle que je tente d’écrire.
Yeiazel
1
Catherine
Te voilà nue
Au milieu de mon jardin
Une fleur parmi les fleurs
Ma peau se colle à la tienne
Je te savoure et t’explore
Et ton corps ondule
Comme une vague sur le sable
Tu tangues sous mes mains
Qui chérissent ta chair
Ma langue assoiffée
Lèche le contour de tes courbes
Arpente ta poitrine
En l’effleurant à peine
Je parcours en allant de l’un à l’autre
Le cercle rosé de tes aréoles
Qui peu à peu s’affolent
Quand j’arrête ma bouche humide
Sur la pointe de ton sein
Que je fais vibrer
Qui se raidit encore davantage
Avant que tu roules légèrement
Pour offrir l’autre
A ma bouche vorace
Tu croises tes bras frais
Autour de mon cou
Tu me fixes d’un regard
A la fois amoureux et suppliant
Je me couche sur toi
Pour me coller à ta joue
Tu murmures des mots doux
Ceux de l’amour
Puis en signe de consentement
Tu lèves ta tête avec gracieuseté
Pour ensuite avec tes dents
Me mordiller le lobe d’oreille
Et me demander en chuchotant
De continuer à éveiller tes sens
Comme une harpe enchantée
En t’excitant je m’excite
Nos corps sont bientôt en émoi
Rien n’existe plus sur terre
Si ce n’est que toi et moi
Confondus et noyés
Dans la même émotion
2
Nos lèvres doucement se touchent
Se murmurent des mots doux
S’entrouvrent et se découvrent
Se parlent un peu confuses
Elles se tutoient tout bas
Dans l’intimité des coeurs
Elles ont leur propre langage
Bouche à bouche
Nos langues s’entrecroisent
Se cherchent, se trouvent
Savourent le fruit de la passion
A la sève juteuse et fraîche
D’une même faim
D’une même soif
Et nos doigts s’entrecroisent
Puis se détachent
Parcourent le corps de l’autre
S’entrelacent, s’agitent, s’affolent
Sous les doigts la peau frémit
Se hérisse
Chair de poule
Frissons qui nous traversent
Nous renversent
Parcourent le dos
Courent sur nos bras et nos jambes
On se cajole
On se câline à n’en plus finir
On s’échauffe, on brûle
On s’enflamme
Nos peaux sont moites
S’entremêlent, s’entrechoquent
Dans l’accouplement
Dans l’union de nos convoitises
Dans l’éblouissement
Dans l’accomplissement
Du désir toujours plus grand
Jamais totalement assouvi
En attente d’une prochaine fois
3
Sous la chaleur torride du soleil
Tes lèvres s’entrouvrent
Grandes et petites
Douces pétales de roses fragiles
Qui s’épanouissent avec délicatesse
Comme les ailes légères d’un jeune papillon
Irisées d’un rouge tendre
Au creux de sa corolle
Reluit la douce cyprine
Qui perle à fleur de peau
Ambroisie des amoureux
Je butine comme un colibri
Autour de ta fleur odorante
Avant d’y poser ma bouche
Pour y laper le nectar des dieux
Qui s’écoule de ta source
Je sens ton corps qui se livre
Qui s’offre à moi
Tout entier
Il se confie avec ferveur
A ma tendresse
A ma passion
A mon inspiration
A mon invitation
Tu m’enivres de tes caresses
Et de cette humide et douce forêt
Qui trahit si savoureusement
Tes plus ardents secrets
Et tes plus fougueux désirs
Que j’espère entretenir
Par ma prose très osée