
À l’époque, Cap-Rouge était un village un peu endormi, loin de tout. Le commerce du bois l’a même déserté. Quelques peintres y ont séjourné, notamment Marc-Aurèle Fortin. Ceux-là y apprécient la lumière, l’air pur, les maisons ancestrales et l’imprenable vue sur le fleuve.
Dans la région, le village de Cap-Rouge est surtout connu pour son énorme viaduc de chemin de fer, qu’on appelle le «tracel», qui vient du mot anglais trestle. Sa structure, d’une longueur d’un kilomètre, a été complétée en 1913. Toutefois, elle n’a pas beaucoup été utilisée avant la fin de la construction du pont de Québec en 1917.
Au début, le tracel ne faisait pas l’unanimité. D’un côté, il y avait les modernes qui s’extasiaient devant cette petite merveille du génie civil. De l’autre, les anciens qui s’indignaient de voir des trains passer au-dessus du clocher de la vieille église Saint-Félix.
Il faudra plusieurs décennies avant que Cap-Rouge se joigne au développement fulgurant des banlieues de Québec. Elle rattrapa vite le temps perdu. Entre 1960 et 1990, la population passa de 2000 à 15 000 habitants.
Aujourd’hui, l’ancien petit village est devenu un quartier cossu de la ville de Québec ayant le tracel comme point de repère. Sa structure est passablement rouillée, à l’image de son grand frère, le pont de Québec.
La population résidante du quartier a augmenté de 2,9 % entre les années 1996 et 2016, passant de 16 810 à 17 305 habitants.
Aujourd’hui, Québec est constituée de 6 arrondissements et de 35 quartiers. Cap-Rouge fait partie de l’arrondissement Sainte-Foy-Sillery-Cap-rouge.

Source : Société historique de Cap Rouge
—— en chiffres ——


Source : Ville de Québec – Quartier Cap-Rouge. Portrait sociodémographique et économique
