Le début du printemps
Le début du printemps a porté un grand coup de marteau,
Notre projet de partir prend l’eau.
Savy a du mal à tout quitter,
Mais, en même temps, elle voudrait fuir l’Europe tourmentée.
Nous sommes tentés par les îles et la chaleur,
Mais le covid est toujours le problème de l’heure.
Nous souhaiterions vivre dans un lieu sans virus,
Mais pas forcément au milieu des cactus.
Savy a du mal à s’imaginer ailleurs,
Paris est trop ancré dans son coeur.
Papa Da est une autre bonne raison pour rester,
Elle ne veut pas s’en éloigner.
Le déménagement s’annonce donc compliqué,
Même si les cartons se sont multipliés.
Elle veut partir, elle veut rester,
Je ne sais plus sur quel pied danser.
Nous regardons du côté des départements et régions d’outre-mer…
Où il n’y a pas de langue étrangère.
J’ai trouvé quelques images pour la mettre en appétit,
Saint-Barth n’a pas l’air d’un coin pourri.
La polynésie française avec ses lagons,
Remportent la victoire sur la grisaille de Paris et ses klaxons.
Ce cadre enchanteur la fait sourire,
Je me dis: « Dieu merci, on va s’en sortir ».
Elle se voit déjà en train de nager toute la journée,
Dans un paradis terrestre avec des cocottiers.
La Guyanne, la Martinique et la Guadeloupe
Sont, elles aussi, scrutées à la loupe.
Elle a peur des tempêtes tropicales,
Alors Saint-Martin n’est pas non plus l’idéal.
Saint-Pierre-et-Miquelon fait sourciller,
Nous sommes d’accord pour l’oublier.
Mayotte, La Réunion…
« Il n’en est pas question ! »
Je dois trouver une solution,
Quelques autres départements se font compétition.
Je vois que l’intérêt n’est plus vraiment au rendez-vous,
Elle fait de plus en plus la moue.
Pourra-t-elle partir si loin de Paris…
Loin de son Papa Da chéri ?
La vie à Paris est devenue insupportable,
Nous voudrions un lieu plus agréable.
Wallis-et-Futuna ainsi que la Nouvelle-Calédonie,
Sont à l’autre bout du monde, vraiment trop loin d’ici…
Lentement, nous continuons de fermer les cartons,
Sans trop savoir pour quelle destination.
Le conflit russo-ukrainien s’intensifie; l’Europe entière est prête à s’embraser.
Peut-être, finalement, allons-nous devoir rester !
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