
Il est black.
Black – ébène.
Avec une carrure à faire craquer toutes les coutures… mais les coutures ne craquent pas – elles restent d’une souplesse de liane.
Si je suis ses épaules, j’ai le choix… ses bras, son dos.
Ses bras doivent serrer avec aisance. Un seul bras très fort. Le tour de moi d’un seul bras.
Et ses mains, immenses, larges, nonchalantes, à la paume à peine rosée d’avoir tant caressé.
Dans l’échancrure de sa chemise, mes doigts confrontés au lisse et sculpté. Seules ses aisselles plus mystérieuses, plus sombres que lui.
Son dos qui joue d’ambre et d’ombre, plate-forme de plaisir, mémoire des gazelles et donzelles. Son dos, montagne griffée, martelée de rage de plaisir, ruisselant du désir des corps.
Sa nuque comme point d’ancrage. Sa nuque… à me perdre.
Il est beau. Il passe.
Je me précipite. Vite un petit noir, bien serré, surtout bien serré, avec un immense sucre…
Zone blanche où je mettrai mon impudeur.
Clara SIMON
Avec l’aimable autorisation des « Editions de Vignaubière »