Hymne à Kesthâ

1

L’écho de Kesthâ

Mon coeur résonne les échos de son sourire
Mon âme redit son nom
Murmurant comme un mantra avant l’aube
Il me brûle, me rend flammes et feu
Dans un amour spirituel
Un vrai ballet de couleurs et de lumières
Devant mes yeux étonnés
Et toujours ce nom écrit dans le coeur et l’âme:
Kesthâ, Kesthâ, Kesthâ…

2

Danse petit Kesthâ !

Danse petit Kesthâ !
Dans mon coeur d’amante attendrie,
Aussi longtemps que tu voudras,
Car rien de plus vaste ne t’est acquis.

Danse petit Kesthâ !
Avec ton sourire radieux,
Glisse avec moi dans ces pas
Qui nous conduiront jusqu’aux cieux.

Danse petit Kesthâ !
Sur les airs enchantés de ta flûte,
Conduits-moi, loin là-bas,
Où il n’y a point de lutte.

Danse petit Kesthâ !
Dans la joie de ton rire
Partagé par autant d’éclats
Qu’il n’en faut pour s’épanouir.

Danse petit Kesthâ !
Dans ces beaux jardins,
Remplis de roses blanches et de Gardenias
Qui sommeillent au fond de mon coeur d’écrivain.

Danse petit Kesthâ !
Dans ce ballet de couleurs,
Dont un jour tu me baignas
Me laissant à jamais l’expérience de ce rare bonheur.

Danse petit Kesthâ !
Avec tes mots doux
Qui résonnent tel un mantra
Dans ce souvenir malheureusement trop flou.

Danse petit Kesthâ !
Dans notre cérémonie secrète
Quand tu me chantas
Les louanges oubliées des grands poètes.

Danse petit Kesthâ !
Sur ce courant chaud d’amour
Sur lequel tu m’enseignas
Comment me transformer un peu plus chaque jour.

Danse petit Kesthâ !
Sur toutes les raisons du monde,
Car toute la joie est présente, ici-bas,
Tout près, en nous, pour toi et… si féconde.

Danse petit Kesthâ !
Au ciel comme sur la terre,
Dans une grande alegria
Comme cette épopée de la Gîta, racontée naguère.

Danse petit Kesthâ !
Ne cesse jamais d’exister,
Enfant béni de là-bas,
Pour qu’à jamais l’on puisse t’admirer.

3

Cet état…

Un jour, c’était Brahma
L’autre, ce fut Siva
Visnu n’est pas venu jusqu’à là,
Mais j’ai dansé avec Krishna !

4

Il se tient là…

Mon coeur bat
Juste là se tient Kesthâ
Quand je regarde autour de moi
C’est tout ce que je vois:
L’enfant souriant,
Dansant, jouant et riant.
Tout est Lui
vivant, vibrant, même l’arbre
Et le rocher sous la pluie
Tout, partout, dans le tout.
Keshtâ est mon hymne à la vie
C’est comme un époux et sa femme:
Toujours ensemble !
En amour pour toujours
Mon coeur bat
Juste ici se tient Kesthâ !

5

Merci !

Il est une heure de silence
Où la solitude est sans voix
Où tout dort même les mots
Où nulle parole n’est nécessaire
Pour dire ce qu’on éprouve
Mais il reste toujours ce mot
Qui, dit avec le coeur, vaut tous les discours.
Ce mot, c’est: merci – et il s’écrit (ou s’écrie) en silence.